TeamFoot offre une tribune d'expression aux passionnés

Yohan Démont : Stop ou Encore ?

 
Yohan Démont : Stop ou Encore ?

Adulé ou décrié, toujours est-il que l'emblématique ex-capitaine lensois est toujours là. Jusque quand ? On n'en sait rien pour le moment...
En attendant, je vous propose un retour sur les faits d'armes du soldat Démont qui peut être vous permettra de vous forger une opinion, si ce n'est pas déjà fait... 

Il est là, Il est là, dans le malheur ou la gloire lui il est là, il est là.
Pour l’amour du Maillot qu’il porte sur le dos, lui il est là…Qui ça ?

Vous avez trouvé ? Le seul, l’unique Yohan Démont, voilà 8 ans qu’il porte le maillot sang et Or, il a traversé les âges, les divisions, a vu se succéder les entraineurs et au final il est toujours là, une sorte de résistant des temps modernes qui s’accroche au couloir droit comme une moule peut s’accrocher à un Rocher.

Alors oui, aujourd’hui les spéculations vont bon train, continuera, continuera pas ?

Faut dire que Démont c’est le type même qui divise les supporters, il mouille le maillot, il donne de sa personne, le type qui, fier de ses racines, et en tant que gars du cru, n’hésite pas à prendre le Numéro 26 ce qui fait à l’envers 62 (comment ne pas y voir un signe) et qui se fait un ambassadeur représentatif d’une région à clichés en paradant en voiture sans permis dans la gaillette pour une pub.

Il est plutôt comme ça notre Yoyo, à nous faire des cadeaux, comme cette bicyclette contre Nancy, comme cette frappe puissante sous la barre à Janot, comme ce petit festival contre Auxerre ou comme ce but tout en toucher contre Nîmes.

Les cadeaux, il nous en fait en tout genre comme ce jour où il a stoppé cette couleur blonde peroxydée, comment avait-il pu penser à faire cela un jour…
Les cadeaux, comme lorsque du jour au lendemain, il décide de se faire apposer un accent sur le 'E' de son nom, je ne sais pas peut être que ça le rend plus Bad Boy je n’en sais rien.

Il a passé des caps le Yohan, il est passé de dynamiteur de défense quand il jouait un cran plus haut à celui de combattant quand il est passé latéral droit. Ce sens du combat, du fighting Spirit, il l’a mis à contribution, soit en chatouillant ses adversaires, soit en se bousculant avec un guerrier serbe de la même compagnie que lui un soir dans la campagne sochalienne.
Le sens du sacrifice, on ne peut pas lui reprocher, Yohan le combattant n’hésite pas à mettre sa santé en danger pour défendre avec vigueur ses idées, résultat : une fracture du Poignet en défonçant une porte après une altercation avec Issam Jemaa.

Pour l’ensemble de son œuvre, on lui décernera le Ballon de Plomb en 2010. Comme un signe du destin, son collègue Jemaa sera lui aussi récompensé de la sorte 2 ans plus tard.
L’un des regrets de Yohan réside sûrement dans le fait de ne pas avoir pu accompagner au moins une fois son ami Issam lors des rassemblements avec les Aigles de Carthage, lui qui avait demandé la nationalité tunisienne.

 

D’abord Dynamiteur, puis Combattant, puis résistant, Yohan sait que la fin est proche, les 35 approchant, la retraite aussi, peu à peu, il devient déserteur laissant le flanc droit à la merci de l’ennemi, entre oubli des attaquants placés dans son dos et attaques rapides avec retour en footing, sans oublier les fameux bras qui se lèvent et les joues qui se gonflent pour exprimer son dépit.

Parfois, il est là, bien présent, bien solide sur les appuis, mais manque de bol, l’ennemi est beaucoup trop subtile pour Yo et cela tourne à l’humiliation (virgule, crochet, petit pont, râteau…ah ce Ntep, une vraie dynamite), ça fait mal de le voir comme ça alors on préfère abréger ses souffrances. Ne soyons pas négatifs, même si cela arrive peut être un peu plus souvent, il n'est pas toujours à l'ouest, des coéquipiers réussissent à en faire de bien pire...Le poids de l’âge, les 18mm un peu moins aiguisés, le pied droit moins affuté n’empêchent pas Yohan de vouloir sauver la patrie quand les opérations ne se déroulent pas comme prévu, alors ils jettent ses dernières forces dans la bataille, il donne tout ce qu’il a dans les tripes et envoie des pétards (qui sont certes de plus en plus mouillés) de 45m en dehors de la cible, ou envoie des parpaings par-dessus la Delacourt à la desperado. Cependant, on ne peut pas nier que le petit crochet vers l’intérieur reste une arme toujours aussi efficace.

 

Alors j’entends souvent des supporters en sortant de Bollaert tenir ces propos « Ah Démont, quel match encore ! il était partout ! à droite, à gauche, en attaque, en défense », alors parfois j’ai envie de les taquiner en leur disant « Oui, mais rappelez-moi son poste? », heureusement qu’il ne tire pas les 6M, imaginez, on pourrait avoir des doutes…

Je comprends que le doute puisse exister, on ne sait plus trop non plus, quand lors de la saison 2010-2011 le Racing voit l’éclosion de Serge Aurier (27m) au poste de latéral droit, on s’attend à ce que Démont disparaisse, et ben non ! Au contraire, il joue soit un cran plus haut, soit à gauche et joue plus de matchs (33). Un Warrior ce Yohan, il s’adapte partout et n’abdique jamais, on ne pourra pas lui enlever.

 

La fin de carrière approche pour Démont, il nous a souvent fait vibrer, il nous a énervés, il nous a beaucoup énervés en fait, il est à l’image du Racing dans sa splendeur et dans sa décadence.

On ne pourra pas lui reprocher son amour du maillot, on ne pourra pas non plus lui reprocher son envie, on ne pourra pas lui reprocher son état d’esprit, on ne lui reprochera pas non plus d’avoir mis Laurenti sur le banc, oui on pourra lui reprocher certaines erreurs, mais qui n’en fait pas ?

Pour toutes ces raisons, ce qui est sûr avec Yoyo c’est qu’on ne l’oubliera pas de sitôt.
Mais quand le bon soldat n'a plus toutes les armes en main pour mener ses troupes à la victoire, que faire : poursuivre avec vaillance ou se retirer? Voici le dilemme à résoudre sur le cas Démont, surtout que les solutions actuelles proposées ne sont pas légion.

TeamFoot est une plateforme d'expression libre destinée aux supporters. Le contenu des articles publiés sur le site ne reflète que la position de son auteur et non du site. Plus d'informations
 

Réagir