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Antoine Grèveman

 
Antoine Grèveman

Avec la validation de la FFF qui a autorisé le Racing Club de Lens à évoluer en Ligue 1, Antoine Kombouaré a repris le chemin des terrains d'entraînement après plus d'un mois d'absence. Cependant, en tant que manager, peut-il toujours être crédible auprès des joueurs et supporters ?

Les bonnes nouvelles s'enchaînent pour le Racing Club de Lens ces derniers jours : validation de la FFF permettant au club d'évoluer en Ligue 1, un stade semble avoir été trouvé pour accueillir les matchs à "domicile" et l'entraîneur Antoine Kombouaré a repris le chemin de l'entraînement...28 jours après la date prévue. Ce dernier événement n'a pas fait la une de la riche actualité lensoise, mais elle pourrait s'avérer lourde de conséquences pour l'entraîneur lui-même, le club et les supporters.

 

L'homme fort du Racing

Antoine Kombouaré a toujours eu une image d'un homme rigoureux, franc et efficace. Licencié du poste d'entraîneur en 2011 durant l'intersaison - tout fraîchement auréolé d'un titre honorifique de champion d'automne - Antoine Kombouaré est ressorti avec une énorme côte sympathie de cette injustice. Il arrive à Lens avec le statut de coach expérimenté, capable d'apporter des résultats, de remettre les joueurs dans le droit chemin et d'apporter son nom prestigieux au RCL. En une seule saison, malgré une préparation tronquée, le kanak réussi a faire remonter Lens en Ligue 1. Un sans-faute.

Un sans-faute jusqu'au moment où l'entraîneur, capricieux, décide qu'il ne reprendra pas l'entraînement en même temps que les joueurs et l'encadrement technique du club, tant que Lens n'est pas administrativement en Ligue 1. Situation cocasse, mais ce n'est qu'une question de jours. Comment tenir rigueur de cette décision à un homme limogé par le PSG (1er), puis par Al-Hilal (2nd), l'homme qui a fait monter Lens en Ligue 1 ? Impossible.

Le temps passe, la validation de la DNCG se fait attendre et l'homme campe sur sa position. Non, la grève continue tant que la situation n'est pas claire. Certains voient là un entraîneur qui en a dans le slip, capable de se lever face aux dirigeants. Oui, mais pendant ce temps, les autres employés du RCLens sont au travail...pas lui.

 

Coach à distance

Bien que non-présent avec son groupe, Antoine Kombouaré avait des contacts téléphoniques réguliers avec les dirigeants, le staff technique et quelques joueurs-cadres. Personne ne sait réellement ce qu'il faisait de ses journées et donc son niveau d'implication durant la préparation du club. Toujours est-il que son absence prolongée n'est pas professionnelle, voire irrespectueuse.

Celui qui annonce être "droit dans ses bottes" et "ne pas regretter" a entâché quelque peu une image jusqu'ici parfaite. Peut être ne souhaitait-il endosser ce costume de victime et a donc pris les devants. Toujours est-il que son action n'a servi personne, si ce n'est ajouter de la frustration et de la peur à des supporters déjà sous tension.

 

Une réaction incohérente

Antoine Kombouaré veut des hommes fiers sur le terrain, des hommes respectant une discipline tactique stricte. Comment peut-il continuer d'être un meneur d'hommes sans respecter ses propres principes ? Comment arrivera-t-il à se faire respecter dans les situations difficiles, alors que lui-même n'était pas présent quand le club était dans le trouble ? Lui qui a annoncé lundi "ne pas vouloir de pleureuses" vient exactement de faire le contraire.

En décidant d'attendre si longtemps pour savoir où allait évoluer le Racing Club de Lens, Antoine Kombaouré a récupéré une image d'opportuniste capricieux. L'incohérence entre son action et ce qu'il souhaite de ses hommes risque de faire perdre son leadership auprès du groupe lensois. Pourquoi n'a-t-il pas continué d'entraîner le groupe en attendant la réponse définitive des instances de la FFF ? Pourquoi n'a-t-il pas démissionné ?

Le pire dans cette situation est la non-réaction des dirigeants lensois. Gervais Martel n'a cessé de prendre la défense de son entraîneur et n'a fait qu'esquiver les questions posées par la presse. Peut-être souhaitait-il se concentrer sur la montée administrative en L1, mais son inactivité sur ce dossier n'a fait que renforcer l'impression d'impuissance du président lensois.

 

 

Maintenant que les choses sont claires et que tout est "presque" rentrer dans l'ordre, Gervais Martel a promis que des sanctions seront appliquées à Antoine Kombouaré. Nous ne connaîtrons jamais le fin de mot de cette histoire, mais c'est déjà un moindre mal. Toujours est-il que nous sommes aujourd'hui à moins de 2 semaines de la reprise du championnat. L'action menée par le coach lensois a handicapé le groupe et tronqué une préparation déjà mal entamée. La saison dernière, Antoine Kombouaré n'a pu prendre les rênes de l'équipe 3 semaines avant la reprise, s'en est suivi une fin de saison très difficile et une infirmerie qui affichée complet chaque semaine. J'espère que nous serons en mesure d'assurer le maintien le plus rapidement possible, sinon je crains le pire.

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