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Lens - Arles vu de la Marek

 
Lens - Arles vu de la Marek

Comme chaque journée de championnat à domicile, je m’en vais supporter le RC Lens dans la « fosse aux lions » en Marek, récit de mon expédition de lundi soir lors de Lens – Arles.

Chaque jour de match à Bollaert, c’est les mêmes gestes, les mêmes pensées…  Toujours cette petite boule au ventre lors de ton réveil le matin et elle ne te quitte plus jusqu’au coup d’envoi du match.

 

Il est 17h45. Je quitte mon travail à Villeneuve-d’Ascq (oui je sais…). Passant ma route devant le Grand Stade sans y poser un seul regard, ma tête est prise par un seul stade, le seul qui me fait vibrer depuis petit : le Stade Bollaert. Je mets ensuite 45 minutes pour faire ma route jusque chez moi, le temps de prendre quelque chose sur la route chez une célèbre chaine de restauration rapide adepte du poulet, pour avoir le ventre plein ce soir. Après un temps pour souffler, je prends mon écharpe, mon abonnement en Marek que je ne vendrai pour rien au monde et je file au volant de mon bolide direction Lens.

Le temps parait long… Pourtant je n’ai qu’un quart d’heure de route… Mais je trépigne d’impatience à l’idée de retrouver la Marek. Je me gare au même endroit depuis toujours. On a tous notre filon en ce qui concerne le stationnement quand on est supporter Lensois depuis longtemps. Je commence mon périple à pied vers la Marek. Je marche, je cours, enfin bref, je ne sais plus…  J’arrive devant la Marek… Palpation (pas vraiment le moment le plus sexy du jour), vérification de la place juste devant la tribune par le stadier et c’est parti.

 

Ensuite, ce sont les 40 minutes les plus longues de la journée… Entre 19h40 et 20h20, rien ne se passe ou presque. Comme j’aime me mettre au centre de la tribune, je suis obligé de prendre place dans les escaliers n’ayant plus de places au niveau des sièges. Ce qui est assez pénible quand certaines c*** euh… personnes arrivent après toi et prennent à peine le temps de demander « pardon » pour passer. Mais bon, voilà les kapos qui arrivent sur le perchoir. L’un d’eux prend la parole pour nous dire d’être fier d’être supporter Lensois après les péripéties de Metz et notre interdiction de nous déplacer, que les maillots du match promis par Martel seront distribués, etc… Puis vient l’hommage à « El Prez » sous forme d’applaudissements. Les Arlésiens sont accueillis par quelques sifflets que l’on peut qualifier de regrettable, mais dans l’ensemble le parcage visiteur est accueilli sous les applaudissements du public Lensois. Le coup d’envoi est donné par John Gadret, cycliste professionnel nordiste… Certains supporters lensois se moquent dans la tribune… « Vla’ un dopé… », « Retourne sur ta selle !!! »

 

20h30 : le match commence… Premier tir à l’actif de Valdivia… Puis pas grand-chose à se mettre sous la dent… Un supporter dégénéré à côté de moi, peu objectif dirions-nous, hurle des noms d’oiseaux à chaque faute sifflée par l’arbitre qu’elle soit pour ou contre nous… Cela nous a fait notre première partie de match avec mes potes… Puis vient l’ouverture du score : Touzghar est servi en profondeur, profite d’une belle glissade du défenseur Acéiste puis vient feinter Butelle pour marquer dans le but vide. Une joie éclate dans la Marek. Étant vers le haut depuis le début du match, je descends en trombe pour fêter le but et me retrouve dix rangs en dessous de ma place initiale.

2 minutes après, un contre rondement mené par Ljuboja qui sert Touzghar puis Valdivia trompant Butelle pour la deuxième fois vient remettre le feu dans la Marek. Je redescends encore de 10 rangs environ pour fêter le but, au passage je prends une manchette de la part d’un autre supporter dans le mouvement de foule. Mais pas grave, on s’en fout, le RCL mène 2-0 et quelle ambiance…

 

21h15 : MI-TEMPS. On ne voit même pas l’arbitre siffler la mi-temps tellement nous sommes sur notre nuage. Lors de la mi-temps, chacun débriefe la première période au milieu des allées et venues des différents supporters allant à la buvette pour « s’hydrater » un peu. « Si on reste comme cela, on va monter c’est sûr ! », « Attention quand même, on ne sait jamais », « Quel pied ! », 

 

21h30 : Reprise du match et je vous avouerai que j’ai plus regardé et participé au spectacle dans les tribunes plutôt que visionné le match en tant que tel lors du second acte. Les minutes défilent, la confiance en la victoire monte de plus en plus… Puis vient un évènement bizarre dans ce match : un silence se crée au sein de la Marek le temps d’une dizaine de secondes. Puis on entend un chant de la part d’une autre tribune. C’était la Delacourt Niveau 0 qui nous avait pris par surprise. On se regarde tous en Marek un peu surpris (les kapos les premiers), mais c’était tellement jouissif que l’on a repris après eux. Y avait-il un kapo caché dans la Delacourt ? Est-ce que c’était totalement spontané ? La question subsiste, mais on ne cherche pas plus loin.

La cerise sur le gâteau avec le but de Ljuboja. La délivrance qui vient récompenser l’ambiance de ce soir. Ce qui crée une « OLA ». Moi qui ne suis pas fan de ce genre de célébration (dans le genre Stade de France ou Grand Stade). Mais bon, c’est la fête, donc j’y participe à fond.

 

Coup de sifflet final : La Lensoise retentit en Marek. Puis les joueurs se rapprochent de nous assez timidement. Ljuboja est plébiscité par certains supporters alors que d’autres demandaient à Touzghar de venir faire le clapping. Le Serbe est alors poussé par Riou pour orchestrer la célébration. Tout d’abord, Danijel hésite entre le faire sur la pelouse ou sur le perchoir. Il doit avoir le vertige le Ljubo… Mais les kapos le poussent à venir en haut. Tout comme Coulibaly à Angers, Ljuboja n’a pas le rythme dans la peau, ça se voit, mais il se laisse guider par un kapo qui lui donne la marche à suivre…

Un autre chant est alors entonné avec les joueurs puis il est temps de rentrer à la maison… Bouchons, klaxons m’accompagnent jusqu’à ma voiture…

Me voilà rentrer chez moi… J’enlève mes affaires et dépose mon écharpe dans l’entrée… Même si celle-ci ne demande qu’une chose : c’est d’être à nouveau brandi fièrement comme ce soir…

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