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"C'est que du foot, tu ne vas pas mourir"

 

Qui n’a jamais eu droit de la part de son/sa conjoint/e cette réflexion un soir de défaite, où l’œil fixe et la paupière tremblante vous luttez pour ne pas laisser poindre la larme qui ferait de vous la pleurnicheuse qui pleure pour un sport ? Mais cette phrase, qui résonne comme un 2ème coup de poignard - en sus de la défaite pour chaque fan de foot - a-t-elle déjà eu une autre issue que la montée d’une colère noire chez la personne qui a tant besoin d’être consolée dans son malheur ?

« Ouais ça va, tu vas pas pleurer, c’est que du foot » - Cette phrase prouve 2 choses :

  1. Vous aimez le foot, vous aimez votre équipe, et ça fait de vous une personne bien plus respectable que ceux qui n’ont pas la passion de l’aimer et aussi fort que vous. Vous vous avez compris ce qu'est l'amour, eux non.
  2. La personne qui vous sort cette connerie n’a RIEN compris au sport, à la notion de supporter et surtout à la peine qui peut être la vôtre. De ce fait, vous n’avez AUCUNE leçon à recevoir de cette personne. A cet instant T, elle ne vous veut aucun bien.

==> La phrase à répondre : « Et moi, j’te dis quelque chose quand tu chiales devant tes films de merde ? »

 

« De toute façon ils s’en foutent de toi et du club les joueurs, ils pensent qu’à leur fric »

L’archétype de la phrase qu’on n’a pas envie d’entendre . Quand on aime un club, on passe outre le fait que les 11 joueurs ne sont que des salariés. On vit, on prépare le match, on est en mise au vert, on se concentre, on s’habille et on vit le match avec eux. On aimerait s’en désolidariser dans la défaite, mais c’est impossible. Le fait que nous portions le club en question dans notre cœur rend la défaite encore plus amère quand on a tant espéré un scénario contraire.

Si cette personne tente de se mettre entre vous et le club, c’est qu’elle n’a rien compris.

==> La phrase à répondre : « Et toi, t’embrasses le badge de ta boite quand tu touches ton SMIC ? Fais pas le type/la nana qui a l’amour du maillot alors que tu claquerais la porte pour 75€ de plus par mois.»

 

« Qu’ils perdent ou qu’ils gagnent faudra bien aller bosser demain non ? »

Vraiment une réflexion à la con, typique de la personne en marque d’argument. Là on sent que la personne ne cherche même plus à vous consoler, mais juste à vous ramener à votre sinistre condition de salarié-supporter-loser. Bref à vous faire sentir encore plus mal. Qui a envie de franchir la porte du boulot et se prendre les bonnes vannes du genre « alors, ils ont fait quoi Lens ? J’ai pas vu. AHAHAHA ! » et d’avoir des envies de meurtre dès le lundi matin ? Ah plutôt mourir que de devoir affronter les mines réjouies des mécréants ne connaissant pas la joie que peut procurer une victoire de votre équipe de cœur. Mais comme dit Antoine Kombouaré, plus y a de l’attente, plus il peut y avoir de la déception.

==> La phrase à répondre : « T’en as d’autres des comme ça ? Déjà que je suis dégouté, tu veux en plus me rappeler que je dois aller bosser demain ? C’est sensé me remonter le moral. »

 

« De toute façon c’est des brêles, ils méritent pas que tu te mettes dans des états pareils »

La connerie ultime ! Non c’est pas des brêles, ils portent mon maillot putain ! On s’en fout qu’ils soient bons, nuls, noirs, chinois, musulmans, chrétiens, intelligents, analphabètes, anglais, serbes ou quoi que ce soit d’autre. Les 16 (on espère 18 l’an prochain bordel) sur la feuille de match sont le RC Lens, le Lens de Wembley en 1998/99 tout comme le Lens de Montceau-Lens (le début de la merde). S’il y a bien un moment où personne ne peut se désolidariser de son équipe, c’est lorsqu’elle vous plonge dans des états de tristesse pareils, car c’est facile d’embrasser le blason dans la victoire, mais c’est encore plus dur dans la défaite. C’est lorsque vous pleurez pour votre équipe que vous vous rendez compte à quel point vous l’aimez, et c’est lorsqu’elle gagne que vous vous rendez compte pourquoi vous l’aimez.

==> La phrase à répondre : « tu dirais la même chose si ton gosse perd un match le samedi et qu’il pleure ? Non, bah fais comme si c’était le cas ! » - Là, on touche à la fonction de père ou de mère, ça fait aussi mal que n’importe quoi. Là, il va comprendre ce que vous ressentez !

 

Bref, je suis pas en train de vous dire que la personne avec qui vous partagez votre existence est un/e con/ne sans cervelle. C’est juste qu’il ne faut pas tout partager, pour beaucoup de personnes le fanatisme sportif est encore perçu comme une quasi-maladie mentale. Sortez de la pièce, et dites-vous que le prochain on le gagnera, et que là cette joie elle sera à vous toute seule ! Si par bonheur on gagne à Bastia et on monte, prenez votre smartphone dans la cuisine au coup de sifflet final, allez vous ouvrir votre boisson préféré et dégustez là en lisant les lensois se congratuler sur les réseaux sociaux. Hors de question de partager cette joie avec des gens qui ne comprenne pas l’attachement à un blason si beau que celui du RC Lens. Lens c'est nous!

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