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Rendez nous hystériques

 
Rendez nous hystériques

Ce Lens/Bordeaux sentait le match des grands soirs. Un peu déçus par le nombre d'absents côté lensois, nous prenons la direction de Bollaert sans réellement savoir à quoi nous attendre. Juste envie de vivre ce moment.

La voiture prend la direction de Lens et là, stupeur ! Bouchons ! Il est 17h10, le match commence à 19h00 et même en étant prudent, j'avais perdu l'habitude d'une A21 blindée le jour d'un match.

Fièrement brandies dans et hors des voitures, les écharpes sang et or sont nombreuses et nous prenons à cet instant de plein fouet l'énorme engouement suscité par cette rencontre de coupe de France.

Parvenant à entrer en ville vers 18h00, nous sommes conscients d'être chanceux et d'être passés avant les nombreux supporters qui ne pourront malheureusement pas assister au coup d'envoi de ce match si attendu.

Voiture garée, nous nous engageons tout d'abord rue de Paris, puis filons vers le boulevard Emile Basly afin de humer cette atmosphère si particulière. Les terrasses des cafés sont copieusement garnies et grâce à un temps très agréable, la ville sent bon le printemps et l'ambiance festive des jours de matchs. À mesure que se profilent les quatre tribunes légendaires, l'odeur des grands soirs commence à nous envahir et me ferait tourner la tête.

Ici , c'est Lens, et rien n'est comparable. Des souvenirs me reviennent , du Stade de France pour la finale de la coupe de la ligue perdue contre ... Duhamel et de cette transhumance comparable à un autre déplacement historique, en train cette fois, à Strasbourg, pour un barrage d'accession en Ligue 1, ou devrais je dire en division 1.

J'y suis enfin, en Xercès, juste au-dessus de la Marek, endroit privilégié pour moi et teinté de nostalgie, car ici même eut lieu mon "baptême", un soir des années 80, avec mon père, pour un Lens/Nancy.

L'ambiance monte, les quatres tribunes sont pleines et je ne peux m'empêcher de penser que cela aurait aussi dû être le cas la semaine précédente contre Sedan. Même si Lens peut se targuer d'avoir une moyenne d'affluence remarquable au vu de la situation du club, les gens sont opportunistes et un peu "footix", ce qui permet au grand stade de Lille de se remplir, de spectateurs. Ce qui ne serait pas le cas si le Racing était en Ligue 1.

Le stade est sang et or, grâce à un tifo magnifique et bollaert gronde de plaisir. Les travées suivant la Marek dans une frénésie populaire des grands soirs que seul Lens sait nous procurer.

L'ouverture du score survient et les fondations du stade frémissent une première fois. Une "brume d'ambiance", véritable chappe de plomb sonore et émotionnelle, caractéristiques pour moi de ces grandes soirées, envahit notre temple et atteint son paroxysme lorsque Riou stoppe le pénalty bordelais. Cette fois, Bollaert tremble et vacille dans une ambiance indescriptible. Debout, le stade pousse son équipe vers l'égalisation dans une clameur et une folie exceptionnelle. La gorge nouée, je participe à cette euphorie collective qui caractérise si bien ces grandes soirées lensoises.

En quittant l'enceinte, je ne peux m'empêcher de penser que ce moment grandiose était peut être le dernier. Mais non, je m'y refuse, c'est inconcevable que ce club meure. Un repreneur est là, c'est une évidence. Nulle part ailleurs n'existe un engouement et un potentiel tels que celui-là. Nous l'avons prouvé ce soir et je m'en persuade, car le fiston a deux ans et je vous laisse deviner ce que je rêve de lui transmettre.

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