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Dans un monde parallèle, Lens retrouve la lumière ?

 
Dans un monde parallèle, Lens retrouve la lumière ?

Que serait devenu le RC Lens sous l’ère Mangrove Capital Partners ? Vous vous souvenez de l’offre de rachat du groupe luxembourgeois au printemps 2013 et finalement rejeté au profil du duo Martel-Mammadov ? Allez, un peu d’imagination que diable…

Le sourire de Marc Ingla ne trompe pas. Assis à côté de Luc Dayan, le nouveau président lensois se prend au jeu. L’ex-numéro un barcelonais a retrouvé dans le Nord un air de Catalogne. Des couleurs rouges et jaunes, une identité marquée, profondément ancrée dans les gênes de ce bassin minier, et de l’ambition.

Il y a moins de deux ans, Mangrove Capital Partners a injecté une petite dizaine de millions d’euros. Suffisant pour entrer dans le capital du RC Lens. Mais pas encore pour suppléer le Crédit Agricole Nord de France. Mais le changement opérait. En bon prince et désireux de sauvegarder en priorité les intérêts de son club, Gervais Martel annulait sa proposition de rachat. Même si ce dernier disposait d’un atout de poids en la personne d’Hafiz Mammadov, un richissime homme d’affaires azerbaïdjanais. Trop de risques pour une perspective à court terme.

 

Une lente progression…

A l’inverse d’un projet azéri ambitieux, Mangrove Capital Partners proposait de grimper doucement dans l’actionnariat artésien. Accentuer petit à petit la mise de départ et dégager un bénéfice appréciable. En d’autres mots, jouer à fond la carte de la Gaillette, faire progresser les jeunes, les vendre, tout en permettant à Lens de revenir parmi l’élite. Doucement, mais sûrement. Luc Dayan a donc prolongé sa mission d’un an. Le temps au Racing de terminer septième de Ligue 2 en 2013-2014. Le temps, surtout, de préparer l’avenir. De le bâtir sur des fondations solides, sans folklore ni folie. Juste une gestion simple, efficace et rigoureuse.

 

Un retour en L1 ?

Puis, l’été 2014 a vu Mangrove devenir majoritaire. Marc Ingla a succédé au président dit « du renouveau ». Eric Sikora, qui débute sa troisième saison sur le banc Sang et Or, a perdu certains éléments du centre de formation. Il le savait. En échange, il a pu acheter de vieux briscards de l’antichambre, se faire prêter quelques jeunes de Ligue 1. Avec en tête l’objectif, cette année, de tenter la montée. Après 25 journées, la mayonnaise a semble-t-il pris. Quatrième à une longueur du podium composé de Troyes, Dijon et Nancy, Lens pourrait bien retrouver l’élite en mai prochain. Et avec un avenir radieux puisque Mangrove a déjà promis un investissement destiné à pérenniser ce club centenaire dans la première moitié de tableau. Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Pour le plus grand bonheur d’un club aux finances prospères et aux directives claires.

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