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RCL - PSG, le plus grand cirque au nord de la capitale

 
RCL - PSG, le plus grand cirque au nord de la capitale

Le Racing Club de Lens a voulu faire de ce match entre Lens et Paris un événement lui permettant de mettre en avant son public, de récupérer les droits TV et surtout une recette au stade beaucoup plus conséquente. Aujourd'hui, les supporters et médias parlent de ce match à cause de tout ce qu'il s'est passé autour...

Un choix de stade douteux

Pour retrouver le plus grand cirque au nord de la capitale, le Racing Club de Lens a mis les petits plats dans les grands en apportant l'événement en bordure de périphérique. Le Racing joue déjà 19 matchs sur terrain neutre (Amiens), pourquoi ne pas en enlever un et ajouter un match à l'extérieur ? L'objectif financier est compréhensible, mais il a pris le dessus sur celui sportif. Alors que notre groupe souffre de la comparaison avec l'équipe parisienne, nous n'avions pas besoin de jouer en terre adverse. En effet, sur les 70.000 spectateurs présents au stade, entre 15.000 - 18.000 étaient aux couleurs Sang & Or. Le reste du stade était acquis à la cause de l'équipe locale : le PSG.

Affaibli par l'action de grève des groupes de supporters, le parcage lensois présent vendredi se sera fait manger par quelques poussées parisiennes. Seules les 10 dernières minutes auront permis de sauver les apparences, laissant un goût amer sur la prestation globale du public.

 

Une organisation des plus comiques

La communication effectuée par le Racing Club de Lens autour de ce match est du même niveau que celle traitant tout le ramdam subit par le club durant l'intersaison. L'annonce de la mise en vente des places n'a été accompagnée d'aucune indication sur l'emplacement réservé au kop lensois. Tous les supporters actifs ou non actifs du Racing ne savaient donc pas où ils devaient ou ne devaient pas prendre leur place.

Pire, un mois avant le début de la rencontre et devant l'engouement parisien, la vente des places fut stoppée. Trois jours plus tard, nous apprenons qu'en accord avec le Paris Saint-Germain, toutes les places vendues en tribune nord seront annulées. Cette tribune sera donc exclusivement réservée aux supporters parisiens (contrairement aux habituels 5% de la capacité totale du stade). Côté Parisiens, les mauvaises surprises se succèdent puisque les conditions de vente sont devenues beaucoup plus strictes. Que ce soit pour se moquer ou par compassion, l'amateurisme entourant le RCL en a fait rire plus d'un, une fois de plus.

 

Le supporter de football, ce voyou

On le sait, depuis ce qui est devenu "l'affaire de la banderole", les Lens - PSG et PSG - Lens sont devenus des matchs à haut risque. Entre interdiction de déplacement des supporters, présence de troupeaux de gendarmes et autres contrôles excessifs, les actions punitives et restrictives créant une atmosphère électrique se sont succédées. Pourtant, ce vendredi soir, supporters Lensois et Parisiens se sont croisés sans animosité autour du Stade de France.

Au contraire, une fois de plus, c'est la mauvaise organisation du match qui aurait pu créer quelques tensions. Arrivé 25 minutes avant le coup d'envoi, je me suis retrouvé bloqué un loooong moment au niveau de la fouille pour rentrer dans l'enceinte du stade. Par lot de 20 ou 30 supporters à la fois, il fallait être armé de patience. Heureusement que le public lensois est assez docile, car je me suis retrouvé en tribune 4 minutes après le début de la rencontre. La longue file d'attente derrière moi a certainement loupé le but lensois.

En face, entre 400 et 700 supporters parisiens ont été refoulés à l'entrée. Arrivés par cortège et dans le plus grand calme, ces contestataires et/ou tout simplement amoureux de leur club n'ont pu assister à la rencontre (retrouvez le récit d'un supporter parisien ici). Peu importe l'équipe supportée, ce genre d'actions ne fait que créer de la tension et jeter de l'huile sur le feu.

 

Show must go on

Les artistes présents sur la pelouse nous ont offert quelques bons numéros. Si j'écoutais ma mauvaise foi, je vous dirais que chaque but inscrit l'a été sur un fait de jeu ou un petit détail cocasse : 2 frappes contrées (Coulibaly et Cabaye), un gardien qui loupe sa sortie et qui termine dans son but en faisant du breakdance (Maxwell) et un pénalty...un pénalty (Cavani). Mais finalement, c'est le régisseur, ce chef d'orchestre, qui a volé la vedette. 5 minutes ont suffi à faire de Nicolas Rainville l'homme du match.

Je ne vais pas répéter ce qui a été dit moult fois sur les sites et presses spécialisés. Tous ont vu les images et se feront une idée précise des décisions prises par l'arbitre du match. Outre une fin de match prématurée et donc la possibilité de revenir au score, ce sont les cartons rouges qui vont faire mal au Racing Club de Lens. Le groupe Sang et Or perd ainsi deux éléments importants, dont son capitaine, obligé de se présenter encore plus affaiblit lors des prochains matchs.

 

 

Depuis juin, le Racing Club de Lens continue d'enchaîner et de peaufiner ses numéros de cirque. Une communication et organisation désastreuses (des supporters parisiens ont même mené une action en justice), un climat de conflit créé par les pouvoirs publics, un arbitre volant la vedette aux 22 acteurs se trouvant sur le terrain et une délocalisation sportivement incompréhensible, les supporters et médias ont fait tout un cirque de ce Lens - Paris. En attendant, nous sommes derniers de Ligue 1 sans argent et avec une équipe décimée et ça, personne ne semble s'en préoccuper...

 

 

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